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Après plusieurs jours de suspense, le Havrais a coupé la ligne d’arrivée du 9e Vendée Globe en tête sur Apivia, ce mercredi 27 janvier au soir. En raison des compensations horaires dont bénéficient trois autres skippers, qui se sont déroutés pour sauver Kevin Escoffier, l’ordre du podium final de l’épreuve donne Icon Bullhorn Yannick Bestaven vainqueur. Ce jeudi 28 janvier à 4 heures 19 minutes  et 46 secondes (heure française), le skipper de Maître CoQ IV a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne après 80 jours, 13 heures, 59 minutes et 46 secondes de course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Après Charlie Dalin, Louis Burton et Yannick Bestaven, Thomas Ruyant a franchi lui ce jeudi matin la ligne d'arrivée et  prend la quatrième place du classement définitif
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Après 80 jours 6 heures et 15 minutes de mer d’un tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, Charlie Dalin (Apivia) est donc le premier des 33 skippers à être revenu aux Sables-d’Olonne. On retiendra qu’il est celui qui a coupé la ligne d’arrivée en premier à 20h35 ce mercredi 27 janvier 2021. En tête de la flotte durant plus de 60% de la course, il n’est pourtant pas celui qui gagnera probablement cette 9e édition du Vendée Globe. Malgré son sourire après avoir franchi la ligne - et avant de remonter le chenal devant 300 personnes masqués et distantes, exceptionnellement autorisées par la préfecture - Charlie Dalin sait au fond de lui que sa victoire reste symbolique.

Etrange fin d’une course qui, depuis plusieurs jours, maintient un suspense inédit entre 5 bateaux dans un mouchoir de poche à l’échelle de l’océan Atlantique: Charlie Dalin (Apivia), Louis Burton (Bureau Vallée 2), l’Allemand Boris Herrmann (SeaExplorer-Yacht Club de Monaco), Thomas Ruyant (LinkedOut) et Yannick Bestaven (Maître Coq IV). Un sprint final dont l’intérêt a été accentué par les compensations dont bénéficient ceux qui se sont déroutés pour sauver un concurrent. Car c’est bien là que tout se joue. Pour avoir changé de route afin de sauver Kevin Escoffier (PRB), dont le bateau s’est plié en deux et a coulé en quelques minutes dans l’océan Indien, Boris Herrmann (6 heures), Yannick Bestaven (10h15) et Jean Le Cam (16h15) ont reçu des compensations horaires d’un jury international qui seront retranchées après leurs arrivées.

Ces bonus ont une importance inattendue car ils pouvaient offrir la victoire à deux d’entre eux (Boris Hermann et Yannick Bestaven), sans qu’ils n’aient besoin de passer la ligne en premier. Quant à Jean Le Cam, s’il est trop loin pour jouer la victoire, il pourrait se retrouver sur le podium en passant la ligne en huitième position demain après-midi 28 janvier…

Après avoir connu de multiples déboires, avoir été au mouillage au large de l’ile Macquarie au sud-ouest de l’océan Pacifique pendant presque 48 heures pour monter et réparer en tête de mât, Louis Burton le skipper de Saint-Malo a fait une incroyable remontée de l’Atlantique pour se retrouver aux avant-postes. 

Coup dur en revanche pour Boris Herrmann : l’Allemand pouvait devenir le premier skipper étranger à remporter le Vendée Globe, grâce à ses 6 heures de compensation. Mais cette victoire qui semblait lui tendre les bras a commencé soudain à se refuser à lui ce mercredi dans la soirée. C’est en effet à 20h50, alors qu’il était en troisième position, à 90 milles de la ligne d’arrivée, que le navigateur, fatigué après 80 jours de mer, a percuté un bateau de pêche. Il a informé la direction de course qu’il avait entre autres des dommages sur le foil tribord mais qu’il était sain et sauf. Son bateau sécurisé, il continue  à rejoindre la ligne d’arrivée à allure réduite. Yannick Bestaven lui jouait la sécurité maximale ; « Je fais attention à tout, je surveille le bateau parce que je sais que ça tient à pas grand chose et le bateau est fatigué, nous aussi on est fatigués à force de manœuvrer, a confié le vainqueur de l'épreuve ces dernières heures. L’adrénaline nous tient à fond et c’est palpitant à vivre. »

Retrouvez l’intégralité du carnet de bord d’Isabelle Joschke.

Le jury international du Vendée Globe 2020, présidé par Georges Priol, a rendu ses décisions le 16 décembre en tenant compte de plusieurs paramètres (la météo, l’impact psychologique, etc). On « ne reviendra pas sur ce qui a été déterminé par le jury international, qui est un jury sans appel, a expliqué le directeur de course Jacques Caraës. Ils ont donné des compensations de temps il y a un mois maintenant. Le jury appliquera le temps tel qu’il a été donné aux trois bateaux. » Malgré ces bouleversements dans le classement, le directeur de course veut y voir des raisons de se réjouir. « C’est carrément inédit, comment imaginer d’être sur un plateau de compétiteurs aussi serré après un tour du monde sans escale et sans assistance. C’est incroyable, c’est probablement même unique dans les annales de la course au large. C’est la première fois qu’on voit ça, souligne Jacques Caraës. Tant mieux, ça prouve que le sport est à sa place. Il y a de la compétition et c’est ça qu’il faut retenir, on est incapable de donner le podium. Donc ça veut dire que le niveau est excellent. »

Source l'Humanité, Nicolas Guillermin


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