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Victorieuses des Espagnoles (3-1), les Lyonnaises remportent leur huitième Coupe d’Europe grâce à un début de match parfait et un froid réalisme.
L’Olympique lyonnais (OL) rugit de nouveau. En 2021, le FC Barcelone mettait fin à la série lyonnaise de cinq sacres de rang. A Turin, les joueuses de Sonia Bompastor ont récupéré leur trône continental en disposant des Espagnoles (3-1), une victoire synonyme d’une huitième Ligue des champions dans l’histoire de l’OL.
« Gagner contre l’OL, ce serait le film parfait », avait déclaré la star catalane Alexia Putellas en amont de la rencontre. Et si les supporters barcelonais ont largement remporté la bataille des décibels dans les rues turinoises comme dans les tribunes du Juventus Stadium, c’est bien Lyon qui a dicté le scénario de la rencontre.
Sous le cagnard piémontais (plus de 30 degrés au thermomètre), Amandine Henry s’est chargée de la première climatisation de la partie (6e), d’un tir du droit en lucarne devant le kop catalan. Un éclair avant le début d’une grosse séquence de possession et de domination des joueuses de Jonatan Giraldez. « L’idée était de leur mettre la pression dès le coup d’envoi. On savait qu’en marquant on allait leur mettre un coup derrière la tête. Ça nous a permis de se mettre en confiance pour enchaîner les buts, même si on a souffert. Elles sont très fortes techniquement et on a eu beaucoup de chance d’avoir autant de réussite », décryptait après le match la première buteuse, trophée de joueuse du match entre les mains.
Le technicien des « Femeni » voulait sa « revanche » après la défaite au même stade de la compétition en 2019 (1-4). Il n’en a rien été, même si l’attaquante Jennifer Hermoso a eu deux balles d’égalisation. La première sur un tir du gauche à bout portant détourné d’une main ferme par la gardienne Christiane Endler (11e) puis une autre tuée dans l’œuf par le tacle salvateur de Selma Bacha aux cinq mètres, empêchant la numéro 10 Blaugrana de relancer la partie (16e). Les triples championnes d’Espagne en titre n’ont jamais renié leurs principes de jeu, avec des passes au sol et des transitions rapides mettant parfois au supplice la défense lyonnaise.

Retour gagnant pour Hegerberg

Mais dans la reine des compétitions, le poids de l’histoire joue un rôle considérable. Le Real Madrid – treize fois champion d’Europe – chez les hommes, l’a montré cette saison avec trois remontées improbables et successives face à Paris, Chelsea et Manchester City. Si le scénario fut tout autre au Juventus Stadium, l’effectif lyonnais, où se mêle expérience et jeunesse, a su résister avec force aux temps forts de leur adversaire, avant de piquer avec brio.

Sonia Bompastor n’avait d’ailleurs pas manqué de rappeler avant le coup d’envoi l’importance des nouveaux éléments. « Les jeunes apportent de la fougue et cela fait aussi notre force. Quand on est jeune, on ne se pose pas de questions, l’enjeu et la pression, cela nous glisse dessus et cela nous donne une force supplémentaire », développait la technicienne, devenue aujourd’hui la première à remporter la Ligue des champions en tant que joueuse (2011 et 2012) et sur le banc.

Une insouciance incarnée par Selma Bacha. La latérale gauche n’a pas hésité à se jeter dans les pieds d’Alexia Putellas dans la surface sur une situation chaude en première période ou de tenter des relances propres dans ses trente mètres. Une joueuse façonnée depuis ses débuts à l’académie de l’OL par Sonia Bompastor, et qui prend une nouvelle dimension au sein de l’équipe première.

Avant de voir son audace récompensée par un centre parfait sur la tête de Hegerberg (23e). La buteuse s’est muée en passeuse sur le troisième but de Catarina Macario. Une belle récompense pour la Norvégienne, première Ballon d’or de l’histoire en 2018, et qui a vécu deux années galères à cause de blessures au genou droit puis au tibia gauche, elle qui ne « pouvait pas s’imaginer être en finale l’an dernier ». La technicienne ne cache pas son admiration pour sa numéro 14 : « C’est une force de travail à elle toute seule. Elle est exemplaire. Il a fallu qu’elle travaille dur pour revenir au niveau de ce soir. Elle nous a permis sur le plan du leadership de faire bonne figure face à Barcelone. »

Putellas a pourtant entretenu l’espoir

Pour les Catalanes, l’icône locale se nomme Alexia Putellas, dont les maillots floqués ont autant fleuri que celui de Lionel Messi tout au long de la journée. La Ballon d’or 2021 l’a largement emporté à l’applaudimètre lors de la composition des équipes. Si le joyau du FC Barcelone n’a pas réalisé son meilleur match, elle a eu le mérite de sonner la révolte juste avant la pause, répondant à Ada Hegerberg d’une belle reprise du droit sur un service parfait de Caroline Graham Hansen (41e).

Une réduction du score qui a relancé l’intérêt de la partie dans un deuxième acte dominé par les Espagnoles, lesquelles ont failli revenir à un but sur un lob de quarante mètres de Patri Guijarro qui a frappé la barre transversale (58e). Derrière, les Lyonnaises ont su casser le rythme, entre fautes tactiques, remplacements et gain de temps.

Et si Lyon a réalisé le grand huit, cette affiche opposant deux styles de jeu différents a offert une formidable vitrine au foot féminin européen, capable de proposer une intensité à toute épreuve sur quatre-vingt-dix minutes, dans une ambiance digne d’un grand sommet continental. De bon augure avant l’Euro 2022, qui devrait réunir une grande partie des joueuses présentes à Turin. En attendant, Lyonnaises et Catalanes ont encore des titres à remporter. Pour le Barça, une victoire en Coupe de la Reine viendrait compléter le titre national déjà acquis.

En ce qui concerne les désormais octuples championnes d’Europe lyonnaises, un point permettrait de reprendre le championnat de France, abandonné l’an passé au Paris-Saint-Germain. Pour prolonger le rugissement.

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