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"Le vote, c'est pour des convictions": samedi à Villeurbanne, les partisans du candidat communiste Fabien Roussel rejettent l'idée d'un vote utile en faveur de Jean-Luc Mélenchon, le mieux placé à gauche à huit jours du premier tour.

Devant près de 4.000 personnes d'après les organisateurs, Fabien Roussel le martèle: "Nous irons aux urnes voter fiers, debout, confiants et souriants" le 10 avril. "Ce vote d'espoir est important. Il va nous donner de la force" pour la suite, clame-t-il sous les "Fabien président !".

Selon lui, "voter efficace, c'est voter les jours heureux", son programme.

"Nous arrivons encore à faire bouger les lignes", souligne le dirigeant du PCF qui oscille entre 2,5 % et 5 % dans les sondages, alors que débutent selon lui "huit jours déterminants" de campagne "pour renouer avec les grands progrès et les grandes espérances".

"Quand les communistes ont été au pouvoir ils ont apporté de bonnes choses", assure dans l'assistance Raymond Pétetot, retraité de France Télécom de 82 ans, qui voit en Fabien Roussel le moyen de "renouer" effectivement avec "le monde du travail" et "le progrès social".

Et de s'emporter: "un vote utile, c'est quoi ? C'est voter pour un candidat contre un autre, c'est pas utile ça ! Non, le vote, c'est pour des convictions".

L'argument du "vote utile, c'est le coup que nous a fait le PS pendant cinquante ans", abonde à ses côtés Victor Kowalyk, retraité de 77 ans dont cinquante au PCF.

Et lors des deux dernières élections présidentielles, les communistes s'étaient rangés derrière Jean-Luc Mélenchon (LFI). Marquant ses différences, Fabien Roussel a imposé cette fois sa candidature et creuse son sillon.

"patriotisme" fiscal

"Vous ne votez plus, vous avez voté un coup à gauche, un coup à droite, vous avez voté avec espoir pour Macron, vous êtes aujourd'hui déçus et vous n'avez pas encore fait votre choix... Eh bien vous êtes aussi chez vous dans la France des jours heureux", affirme-t-il, alors que l'abstention s'annonce forte et que les choix de nombreux électeurs se cristallisent dans les derniers jours.

A 58 ans, Anne-Marie Réa s'apprête à glisser pour la première fois un bulletin communiste. "J'ai toujours voté pour la gauche, mais là je ne m'y retrouve plus", lâche-t-elle. Fabien Roussel l'a séduite car "il comprend vraiment nos problèmes".

Son fils Jérémie, 22 ans, juge que "les jours heureux", une référence au programme du Conseil national de la Résistance, "c'est un peu kitsch mais on a besoin de ça, ça donne envie, il y a un espoir qui se crée".

Isabelle Routisseau, retraitée du ministère des Finances de 66 ans encartée au PCF, est aussi là pour la "fraîcheur" de Fabien Roussel, et "son militantisme de terrain" comme député.

Le candidat met l'accent dans son discours sur la "justice sociale" et "fiscale".

"Quarante ans de politiques d'austérité, cinq ans de Macron, deux ans de pandémie, un mois de guerre, et c'est toujours aux même que l'on demande des efforts supplémentaires", déplore-t-il.

Et de placer le "patriotisme" pas forcément là où on l'attend: "Quand on est fier d'être français, on est fier de payer ses impôts en France", affirme-t-il. "La République c'est ça, le patriotisme c'est ça".

Il ne manque pas de remettre sur la table le sujet des contrats de l'Etat avec McKinsey: "passer des contrats avec des cabinets de conseil tout en sachant qu'ils ne payent pas d'impôt" car "c'est pas bien mais c'est légal, on ne peut pas faire autrement ?" Pourtant "la République française ce n'est pas ça !".

"L'argent il y en a, il faut le prendre où il est. Que nous aussi les petites gens on s'y retrouve quand même", approuve une militante.

Source Le Point

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