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Le temps d’un trajet Paris-Bordeaux en TGV, et le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, passe, mardi soir, des bancs de l’Assemblée nationale où il vient de plaider pour la paix, à la salle du Pin-Galant à Mérignac près de Bordeaux.
Le candidat communiste à la présidentielle a tenu un meeting  mardi soir devant plus de 3 000 personnes. Le député a consacré le début de son discours à la guerre en Ukraine avant d’aborder le thème de la soirée : la lutte pour les droits des femmes. Parmi ses propositions, la création d’un statut unique et protecteur pour les métiers très féminisés du lien avec un salaire minimum de 1 700 euros net.Le candidat communiste à l'élection présidentielle.

 Fabien Roussel a esquissé  les contours d'une "révolution féministe" et d'une meilleure protection des femmes, "premières à subir les conséquence directes du capitalisme et du patriarcat".

"Nous voulons un ministère des Droits des femmes de plein exercice avec un milliard (d'euros) dédié aux violences conjugales, à l'égalité salariale ou les luttes contre toutes les précarités", a-t-il martelé, évoquant une somme déjà mise en avant par d'autres candidats de gauche, Christiane Taubira et Anne Hidalgo.

Dans la ville où avait eu lieu en mai 2021 un féminicide qui avait choqué la France entière, celui de Chahinez Daoud, il a rendu hommage à cette mère de trois enfants blessée par balle puis immolée par le feu dans la rue par son mari violent dont elle était séparée.

"Avec nous, les crimes sexistes et sexuels relèveront d'une cour d'assises et non d'un tribunal correctionnel", a-t-il dit, souhaitant que "toutes les victimes de violences conjugales accèdent rapidement et gratuitement à des soins en psycho-traumatologie".

Son plan "passe par une augmentation des moyens de la police" et de la justice "déshabillée par 20 ans de politique d'austérité".

Comme le revendiquent les associations féministes, Fabien Roussel entend ainsi y consacrer un milliard d’euros pour donner les moyens à la loi-cadre « sur le plan répressif comme préventif » qu’il veut voir voter. Outre les moyens pour l’hébergement d’urgence – même si c’est le « conjoint violent qui doit partir » -, le logement, la prise en charge immédiate et gratuite en psychotraumatologie des victimes, le candidat plaide pour dédier des moyens à la police afin que chaque plainte soit réellement et dans de bonnes conditions prise en compte et à la justice – « déshabillée par 20 ans de politiques d’austérité » - avec des tribunaux spécialisés. « Quand j’ai parlé de sécurité, certains m’ont cherché des noises, mais j’assume », en profite pour glisser le candidat, estimant que « la sécurité et l’accès à la justice sont un droit pour toutes et tous ». Reste que la lutte contre les violences doit marcher sur deux jambes, selon le député : « Il faut aussi une action forte dans la prévention, dès le plus jeune âge, dès l’école », a-t-il insisté plaidant pour une éducation qui fasse la part belle à « l’égalité des sexes et des genres ».

« Et pour que ce soit clair une bonne fois pour toutes, le corps humain n’est pas et ne sera jamais une marchandise », a-t-il également développé soulignant sa position abolitionniste concernant la prostitution, sa détermination à lutter contre « l’industrie du sexe », ou encore son opposition ferme à la GPA.

Dans une salle de 1500 places débordante de monde et à laquelle plusieurs centaines de personnes n'ont pas pu accéder, il a fustigé le gouvernement et sa "grande cause" pour les femmes: "Grande cause toujours! Ils vont encore se réveiller le 8 mars (journée internationale des droits des femmes) ou la veille".

Faisant le constat que les femmes sont très présentes parmi les "aides à domicile, accompagnantes de personnes âgées ou d'élèves en situation de handicap, assistantes maternelles" etc., il a proposé "un statut unique" de ces "métiers du lien" et "la création d'une nouvelle fonction publique (...) du lien" avec des centaines de milliers de créations de poste à la clé. Elles "seront considérées comme vitales dans notre République" et protégées par un statut et avec un salaire qui ne sera pas inférieur 1 700 euros net et 2 100 brut ». Selon le décompte du candidat, la mesure concernerait d’ores et déjà 1,3 million de personnes et « 1,8 au terme de son mandat », puisqu’il entend notamment créer 100 000 postes d’aide à domicile et 90 000 d’AESH.

Il a aussi promis de s'attaquer aux écarts de salaires entre hommes et femmes. "Nous contraindrons les entreprises à faire l'égalité (salariale) en un an", l'Etat montrant l'exemple avec un objectif de "six mois" pour la fonction publique. "Avec nous, fini M. gagne pain et Mme salaire d'appoint!", a-t-il assuré.

Sources La Croix et l'Humanité

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