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Dans les allées de la Fête, les communistes ont profité de trois jours de fraternité pour se lancer à plein dans la campagne de 2022. Entre meetings, dédicaces et débats, leur candidat se démultiplie.

« F abien président ! » Dans les allées de la Fête, le secrétaire national du PCF reçoit un accueil chaleureux et enthousiaste. « J’ai l’impression de retrouver le parti que j’ai connu dans ma jeunesse ! » lui lance un militant devant l’Auberge champenoise. Pour les communistes croisés dans les stands, serrer la main de leur candidat à l’élection présidentielle, le premier depuis quinze ans, est un événement qui revigore. L’occasion surtout de retrouver une fraternité mise sous cloche par la pandémie, comme vendredi en fin d’après-midi avec les jeunes qui ont accompagné la « caravane des jours heureux » durant tout l’été. Cette dernière « me permet de dire, grâce à ces milliers de personnes que nous avons pu rencontrer, ce qu’il faut porter dans cette campagne », se félicite le député du Nord.

Une expérience qui se renouvelle dans les allées de la Fête. « Même les travailleurs prennent comme acquis le fait qu’ils seront smicards toute leur vie. Salaires et pouvoir d’achat doivent augmenter de manière significative ; 300 euros sur le Smic, c’est le minimum », assure ainsi Joël, devant le stand normand. « Ça fait vingt-cinq ans que je travaille et même pas 200 euros d’augmentation ! » s’emporte-t-il avant d’insister : « Il y a bien sûr plein de luttes à mener, mais ça, on ne peut pas le laisser à l’extrême droite, ce n’est pas possible. » Nadia, tract à la main dans la rue du Pluralisme-des-Médias, redoute aussi le score promis à Marine Le Pen, Zemmour et consorts : « Le désintérêt des gens aux dernières élections m’inquiète parce qu’on va les laisser s’installer », se désole-t-elle. Une « anxiété » et une « colère » qui, « faute de perspective à la hauteur à gauche, font le jeu des démagogues de la pire espèce de la droite ultra et de l’extrême droite », prévient Fabien Roussel seulement quelques minutes plus tard, depuis le stand où il accueille les personnalités de la gauche sociale et politique.

Passe d’armes avec Valérie Pécresse

C’est aussi à ces priorités que le candidat s’attaque, samedi, lors de son meeting qui fait le plein sur la scène Angela-Davis de la Fête. Il est « possible de garantir le droit universel au travail ! » lance-t-il, promettant un « nouvel âge de la Sécurité sociale » pour « un vrai travail, un vrai salaire, une formation tout au long de la vie ». Dans son élan, la doxa gouvernementale sur la croissance en prend pour son grade : « Pour l’instant, la seule croissance pour les Français, c’est la croissance des factures », tacle-t-il, plaidant pour porter le Smic à « 1 800 euros brut ». Le secrétaire national du PCF profite aussi de la tribune pour défendre la réduction du temps de travail pour « travailler moins, mieux et sans perte de salaire » afin de « vivre dignement, d’être utile et de retrouver du sens au travail ». « Vaccinez-vous contre le Covid. Et, contre le capitalisme, le vaccin existe, c’est nous ! » invite le candidat qui veut aller chercher l’argent « en rendant les impôts plus justes », rappelant que ce sont « 80 milliards d’euros qui manquent au budget de la France » chaque année avec la fraude et l’évasion fiscales.

D’emploi, de réindustrialisation, de protection sociale et de salaires, il est question lors d’une confrontation projet contre projet avec l’une des candidates de la droite à la présidentielle, Valérie Pécresse. L’arrivée de cette dernière sous le chapiteau du Forum social suscite des huées qui laissent vite place à un débat, certes animé. « Moratoire sur les délocalisations » et « des aides publiques de 150 milliards d’euros tous les ans conditionnées à la relocalisation, au maintien des emplois, à la préservation des ressources naturelles », pose d’emblée sur la table le député du Nord. « Ça ne vous surprendra pas, je vis dans un monde où il est très difficile d’empêcher une entreprise privée de délocaliser, sauf peut-être les exemples qu’a donnés Fabien Roussel », concède Valérie Pécresse, citant Renault, avant de dérouler, pour la première fois, son plan pour l’industrie dont la « préférence européenne, pour la réciprocité dans les échanges ». « Les traités européens ne sont pas tombés du ciel, ils ont été écrits et défendus par tous les gouvernements de ces trente dernières années », rétorque le député du Nord avant qu’une nouvelle passe d’armes ne s’engage. La candidate de droite plaide pour « augmenter les salaires » mais avec un financement à « un tiers par les entreprises, un tiers par des économies sur la dépense publique et un tiers sur un transfert de fiscalité pour moins de charges sociales ». « Ce n’est pas une hausse de salaires mais un jeu de bonneteau. C’est nous qui allons payer car la baisse de la dépense publique, c’est moins d’argent pour les hôpitaux, les écoles… Et ce que vous appelez “charges”, on appelle ça “cotisations sociales”, c’est du salaire différé, c’est ce qui nous permet d’accéder à la santé, normalement à un bon système de retraite », réplique le candidat PCF, pointant le « coût du capital » aujourd’hui si élevé.

« Pacte d’engagements communs »

Dans les allées, si la droite n’a pas les faveurs du peuple de la Fête, la situation de la gauche laisse parfois perplexe. Comme Julie et Thomas, de jeunes sympathisants qui « regardent de loin pour l’instant » et sont « un peu dans le flou » : « Ça m’inquiète dans le sens où la gauche n’est pas prévue dans les sondages pour passer au second tour », lâche Thomas. Pour les communistes, il s’agit de dépasser l’obstacle. « Je n’ai pas toujours été favorable à ce qu’on ait une candidature, mais aujourd’hui je pense qu’elle est utile parce qu’elle remet en avant des valeurs qui manquent chez les autres », assure Dominique.

La porte à gauche n’est pas complètement close pour autant. « Nous croyons possible, en contribuant à créer une nouvelle dynamique qui sorte la gauche de ses faiblesses présentes, de bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale avec le plus possible de députés de gauche et d’écologistes, et bien sûr, un grand nombre de communistes ! » lance Fabien Roussel, samedi midi, proposant à nouveau aux autres formations « un pacte d’engagements communs » pour ces élections. Si, pour l’heure, la proposition est restée sans réponse officielle, dans la foulée du discours le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, approuve, quand la députée FI Caroline Fiat estime que « c’est du bon sens ». La campagne comme le débat ne font que commencer. Et de la meilleure des manières, par un week-end de « jours heureux ».

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