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En s’autoconfinant, l’établissement pour personnes âgées de cette commune du Rhône n’a enregistré ni décès ni contamination durant la première vague de la pandémie. Entretien avec Valérie Martin, sa directrice.

L’établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes Vilanova, à Corbas (Rhône), fait figure d’ovni dans sa gestion de la première vague de Covid : ni décès, ni cas positif. Cet exceptionnel bilan est dû à une expérience de 47 jours de confinement total – résidents et personnel –, sans masques, ni tests, ni distanciation sociale, raconté dans un livre (1) par sa directrice, Valérie Martin.

Comment expliquez-vous cette réussite ?

Valérie Martin Ce qui a permis de préserver la vie à son maximum, c’est la liberté de mouvement des résidents et le lien social. Les personnes âgées n’étaient pas enfermées dans leur chambre. Et la personne qui s’occupait d’elles le matin était la même le soir. Cela a limité le stress et permis une continuité de soins.

D’où est venue cette idée de confiner les soignants avec les résidents ?

Valérie Martin Le 6 mars, lors d’un conseil de vie sociale (qui réunit résidents, familles et personnel pour s’informer de l’actualité et des projets de l’établissement – NDLR), j’ai constaté qu’il y avait du laisser-aller au niveau des gestes barrières. J’ai fermé la maison en une demi-heure ! Et puis, le week-end avant le confinement, j’ai pris une décision : j’allais me priver de liberté pour préserver la leur. Le temps qu’on s’organise, le 18 mars, on était 29 membres du personnel à franchir le portail de Vilanova.

Vous dites que les soignants sont ressortis usés de cette expérience, pourtant décidée de bon cœur…

Valérie Martin Sur le moment, on a eu du soutien. Comme tous les personnels soignants, on était portés par cette vague de reconnaissance qui a traversé la France. Mais on a vite remis le nez dans le guidon, entre le planning, les remplacements, la fatigue…

Reconduisez-vous le même dispositif pour ce deuxième confinement ?

Valérie Martin Non. C’est trop tard, et maintenant, on sait à peu près à quoi on doit faire face. On dispose des équipements, du matériel… Ce qui a rendu l’expérience possible en mars, c’est de connaître la date de fin du confinement, même si elle a été reportée. Aujourd’hui, on suppose une fin au printemps 2021 : ce serait trop lourd pour les personnels d’être confinés jusque-là, loin de leur famille. Et puis, comme on n’était pas masqués durant le premier confinement, ça nous a permis de faire du stock pour le deuxième…

Pour arriver à cet exceptionnel résultat de zéro mort, vous avez dépensé 150 000 euros de plus pour ces 47 jours d’expérience…

Valérie Martin Humainement, ça les vaut. On a choisi de garder la banane, de multiplier les activités, de rester positifs… Mais on a tout chiffré, ce que ça a coûté en matériel, en salaires, etc. Tout est parti à l’Agence régionale de santé, on attend toujours un retour.

(1) Moi, Vilanova. Confidences d’un confinement, de Valérie Martin. Éditions Sydney Laurent

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