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Pour Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, ce rebond de l’épidémie était prévisible.
Jean-Daniel Lelièvre Professeur en immunologie clinique

Comment expliquez-vous l’explosion de l’épidémie, ces derniers jours ?

Jean-Daniel Lelièvre Ce rebond, c’est ce que nous promettaient les modélisations. On a vu, dès la fin de l’été, le nombre des infections repartir à la hausse, à l’époque sur des sujets jeunes, donc avec moins de conséquences en termes de mortalité. Mais ça ne pouvait qu’atteindre les plus âgés, dans un deuxième temps. L’accélération qu’on mesure en ce moment est le résultat d’une épidémie qui n’est pas maîtrisée.

Comment la freiner désormais ?

Jean-Daniel Lelièvre Savoir jusqu’où on va pour freiner cette épidémie, cela relève presque d’une discussion philosophique. Avec un problème de taille : il y a beaucoup de confusion entre prise en charge et prévention. Par exemple, ce n’est pas en augmentant le nombre de lits dans les hôpitaux qu’on diminuera le nombre de ceux qui vont y entrer. Quelles que soient les insuffisances de notre système de santé (qu’il faut corriger), la seule manière d’endiguer une épidémie de ce type, ce sont les mesures barrières. Qui y parvient dans le monde ? Des pays qui appliquent de manière très autoritaire ces mesures, comme en Chine, ou dont la culture est déjà largement imprégnée par cette distanciation sociale, comme à Taïwan. En Europe, c’est beaucoup plus compliqué.

Qu’aurait-on pu faire mieux ?

Jean-Daniel Lelièvre Le dépistage aurait pu être meilleur, même si, avec beaucoup d’asymptomatiques, cela rend la tâche très compliquée. Est-ce qu’on a été trop légers sur les mesures barrières ? D’une certaine façon, oui. Je prends les transports en commun tous les jours : je vois, certes, beaucoup de gens porter le masque, mais au moins la moitié le portent mal : sous le nez, ils l’enlèvent, le remettent, se grattent le visage… Ce qui est normal : on ne peut pas s’attendre à ce que toute la population, du jour au lendemain, applique parfaitement toutes ces mesures. Cela tient aux faiblesses structurelles de la médecine préventive en France, où c’est le « tout-curatif » qui domine.

La seule solution dans ce contexte, c’est donc le reconfinement ?

Jean-Daniel Lelièvre En l’absence d’un vaccin, oui. On progresse sur le sujet, les premiers résultats (des essais de phase 3 – NDLR) sont attendus pour la fin de l’année ou le début de l’année prochaine. Mais, d’ici là, seul le reconfinement peut briser la courbe de l’épidémie. En Île-de-France, mardi, on en était à 3 000 patients hospitalisés pour Covid, 1 000 en réanimation, avec une augmentation de 5 % de ces chiffres toutes les 24 heures. Et on ne parle là que des hôpitaux. Mais il y a aussi les Ehpad… La situation sanitaire est dramatique. On est donc obligés de faire ce qu’on voulait éviter à tout prix, c’est-à-dire reconfiner. Sans mettre de côté tous les patients hors Covid, comme lors de la première vague. Le mois de novembre va être très compliqué.

Maintenir les écoles ouvertes, est-ce légitime ?

Jean-Daniel Lelièvre Oui, c’est très important. J’habite en Seine-Saint-Denis, où la fermeture des établissements scolaires, lors de la première vague, a eu un impact majeur. Beaucoup d’enfants n’ont pas le matériel ou les ressources pour travailler à distance. Il faut donc laisser primaire et secondaire ouverts. Car les jeunes ne sont pas les plus grands propagateurs de la maladie, ni ceux qui risquent le plus sur le plan sanitaire. Or, les risques en termes d’inégalités, ou les risques psychologiques, eux, sont très grands.

Source l'Humanité


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