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Une composition large, regroupant militants et citoyens engagés, a permis à la liste écologiste et citoyenne menée par Jeanne Barseghian de l’emporter dans la capitale alsacienne. Chronique d’une victoire qui n’était pas annoncée.

Surprises, surprises… Décidément, rien dans ces élections ne s’est déroulé comme convenu dans les allées du pouvoir municipal, où se côtoyaient, depuis plusieurs décennies, à peu près les mêmes, alliés ou adversaires, dans une ambiance de parrainage, d’alliances de circonstance, et de petites trahisons entre amis. L’élection de dimanche a donné un coup de balai, aussi bien aux groupes politiques qui dominaient la scène municipale strasbourgeoise qu’à toute une époque.

Surprise déjà au premier tour, alors que le premier adjoint du maire sortant, Alain Fontanel, était donné comme ­successeur « naturel » d’une dynastie passée par le PS avant de virer LaREM. Fontanel fait finalement un score médiocre (moins de 20 %), quand la benjamine de la compétition, Jeanne Barseghian (EELV), 39 ans, pratiquement inconnue du grand public quelques mois plus tôt, vire en tête avec une confortable avance (29 %). Surprise aussi lorsque ­Catherine Trautmann fait bondir la liste PS, donnée moribonde dans un sondage (6 %) quand elle n’en assurait pas la tête de liste, pour se retrouver presque à égalité avec Fontanel, à l’issue du premier tour. Et double surprise, au moment des négociations de l’entre-deux-tours, qui se soldent par une fusion inattendue des listes LaREM et LR, et l’échec d’une alliance à gauche entre Catherine Trautmann et Jeanne Barseghian, aboutissant à une triangulaire toxique pour la gauche. 40 % à droite, aucune réserve de voix pour la liste écologiste et citoyenne, pour de nombreux observateurs affûtés de la politique locale, y compris ceux favorables à la liste Barseghian, la messe était dite : ce serait Fontanel et Vetter.

« Le second tour a finalement confirmé le premier », a commenté, sereine, Jeanne Barseghian, dès l’annonce de sa victoire. Nouvelle surprise, donc. Non seulement l’alliance LaREM-LR n’avait pas entamé la dynamique qui avait porté la liste écolo-citoyenne en tête en mars, mais celle-ci sortait renforcée au second tour, gagnant 8 000 voix. D’où sortent-elles ? « La composition citoyenne de la liste est très importante », analyse Alexandre Feltz, de Place publique, l’un des colistiers de la liste Barseghian, ajoutant qu’EELV n’aurait pas fait ce score seul, sans les autres composantes de la liste – Place publique, PCF, Labo citoyen – et aussi sans les ­militants ­associatifs non encartés (plus de 60 % de la liste), fers de lance de la mobilisation des électeurs pour le second tour. « Chacun a amené sa part, c’était une campagne très militante, très éclatée. Tout le monde était très présent sur le terrain. Nous sommes les seuls à avoir compté plus de 1 000 personnes dans notre comité de soutien », ajoute-t-il.

Les bricolages de LaREM rejetés par les électeurs

« Notre liste ne résulte pas d’accords d’appareils. Il y a des partis, mais aussi des citoyens. C’est un modèle original si on compare à d’autres villes. Il y a eu un vrai élargissement de la campagne de terrain entre le premier et le second tour », confirme Aurélien Bonnarel (PCF). L’autre facteur qui s’est exprimé aussi bien dans le vote des deux tours, c’est le renouvellement des équipes dans un contexte où les reniements s’affichaient ouvertement comme marque de l’innovation politique. Ancien cadre du PS, Alain Fontanel est passé LaREM, avant de s’allier à la droite strasbourgeoise, tandis que son mentor, le maire de Strasbourg, finissait par suivre la même voie. « Même les gens du centre droit n’ont pas aimé ces bricolages », estime Alexandre Feltz. Pour Aurélien Bonnarel, la victoire de la liste écologiste et citoyenne n’est pas seulement celle d’EELV « Ce n’est pas la victoire d’un parti, c’est un mouvement de fond », dit-il, reconnaissant que Jeanne Barseghian a su se positionner comme candidate de rassemblement autour de l’idée d’une « gauche écologiste », mais aussi sociale, les deux indissociablement liés. « À Strasbourg, la recomposition politique se fait autour de l’écologie », mais pas exclusivement sur les thèmes de EELV, assure Alexandre Feltz qui explique s’être engagé pour sa part en politique sur les questions sociales et sanitaires. Les raisons qui ont fait gagner la liste écologiste et citoyenne à Strasbourg seront sans doute ­méditées pour les futures échéances électorales.

À Strasbourg, en 2020, les électeurs votaient pour choisir leurs 65 conseillers municipaux. Créditée de 41,7 % des suffrages exprimés, la liste de Jeanne BARSEGHIAN (EELV) arrive à la première place à Strasbourg et obtient 47 sièges à l'occasion du second tour. La liste Divers centre d'Alain FONTANEL remporte 11 sièges, créditée de 34,95 % des votes. Avec 23,33 % des voix, la liste PS de Catherine TRAUTMANN remporte sept sièges.

NB - La liste France Insoumise en obtenant 2,99 % des voix au premier tour avait été éliminée à Strasbourg

- Après 60 ans d'absence au conseil municipal strasbourgeois, le PCF à fait élire quatre des siens avec la liste menée par Jeanne Barseghian : Hülliya TURAN, Yasmina CHADLI ,  Joris CASTIGLIONE , Ariane Henry
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