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Entretien. Alors qu’une légère reprise s’amorce pour les sports nature depuis le 13 mai, Christian Jacquier, président du Syndicat des guides de montagne, tire le bilan de deux mois d’arrêt en raison de la pandémie. Il s’inquiète pour l’avenir des activités liées à son milieu.

Comment ces deux mois sans activité se sont passés pour le monde de la montagne ?

Christian Jacquier La période a été assez difficile sur le plan économique. Pour nous, avril et mai sont généralement des mois de plein-emploi. Le ski de printemps représente un tiers de notre activité annuelle. L’impact économique a donc été très important. Heureusement, nous avons pu avoir accès au fonds de solidarité pour les travailleurs indépendants, ce qui a un peu compensé les pertes.

Peut-on donner chiffrer ces pertes ?

Christian Jacquier Un guide, dans une saison normale, a des revenus bruts qui avoisinent les 400 euros brut par jour (avec 200 euros de charges), vous multipliez cela par le nombre de jours et de guides – 2 000 guides, dont 1 800 syndiqués –, cela vous donne un ordre d’idée du chiffre sur l’ensemble de la profession…

Si je vous comprends bien, le fonds de solidarité n’a pas suffi ?

Christian Jacquier Pas vraiment. Nous avons été obligés de monter une cellule au niveau national afin d’identifier les guides en difficulté. Cela a permis de les aider dans leurs démarches pour accéder à ces fonds, mais pas tous. Nous avons donc mis en place un système de solidarité financière.

Les activités de sport nature viennent de reprendre. Quel constat faites-vous après une dizaine de jours ?

Christian Jacquier Cela repart doucement. La limite des 100 km et la fermeture des refuges et des restaurants n’aidaient pas jusqu’à présent. À partir de début juin, les choses devraient reprendre. Mais les décisions resteront à la discrétion des préfets et des maires.

Comment pensez-vous pouvoir accueillir dorénavant votre clientèle ?

Christian Jacquier Nous avons, avec les autres professionnels de la montagne, monté des groupes de travail afin d’établir des recommandations adaptées à la doctrine nationale sanitaire. Tout a été mis sur la table : alpinisme, escalade, marche en montagne, ski de randonnée, via ferrata, canyoning et VTT. Nous avons aussi travaillé avec des médecins urgentistes afin de mettre en conformité nos propositions. Tout cela a été validé par le conseil supérieur des sports de montagne et transmis au ministère des Sports pour validation. Enfin, nous avons envoyé cela au ministère du Travail, qui met en place des fiches métiers. Nous préférons leur donner les éléments de la spécificité de nos activités avant qu’ils décident quelque chose sans nous.

Quelles mesures proposez-vous ?

Christian Jacquier L’idée, c’est de savoir comment adapter ces nouvelles donnes. Comment désinfecte-t-on un casque, un baudrier, etc. ? Il y a aussi le problème des distances à respecter. Lorsque vous êtes en train de marcher, cela peut être un mètre, mais en plein effort, on pense imposer des distances de 10 mètres. Nous avons mis au point des fiches pratiques pour les guides, mais aussi pour les clients, afin qu’ils connaissent les règles.

Cela va-t-il entraîner une charge de travail supplémentaire et avoir un coût ?

Christian Jacquier Nous serons obligés de réduire la taille des groupes que l’on accompagnera, ce qui va mécaniquement entraîner une diminution de notre chiffre d’affaires. Et malgré un nombre de personnes moindre, il faudra aussi acheter des équipements supplémentaires pour avoir le temps de les désinfecter. Il faut compter trois jours pour un baudrier !

Comment, finalement, appréhendez-vous l’avenir ?

Christian Jacquier Avec beaucoup d’inquiétude. La clientèle étrangère, qui représente une part non négligeable de nos revenus, reviendra-t-elle ? Nous habitons des régions touristiques où les loyers sont très élevés. Si nous perdons de l’argent, il va être difficile de rester dans nos montagnes, au pied de notre gagne-pain. Le modèle économique de la montagne est en danger.

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