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Sur proposition d’une députée travailliste, le Parlement autonome écossais vote la gratuité des protections périodiques pour les femmes. Une mesure salutaire mais encore inédite dans le reste du monde.

C’est totalement inédit à l’échelle mondiale : mardi, en première lecture, le Parlement écossais a adopté, à l’unanimité (112 voix pour) moins une abstention, un projet de loi visant à rendre gratuites les protections périodiques pour toutes les femmes.

Le gouvernement écossais, contrôlé par les indépendantistes de gauche du Parti national écossais (SNP), s’était déjà distingué en mettant en place un système de distribution gratuite de tampons ou de serviettes hygiéniques pour les jeunes femmes dans les écoles, sur les campus universitaires et dans les clubs de sport.

Cette fois, la proposition émane d’une députée écossaise d’opposition, la travailliste Monica Lennon. Toujours soucieux de disputer une forme de progressisme au Labour, les dirigeants du SNP ont fini par se rallier à l’idée, et la majorité à Holyrood, le siège du Parlement écossais à Édimbourg, a approuvé une initiative qui fait légalement obligation au gouvernement écossais de fournir des protections périodiques « à quiconque en aurait besoin ».

Prendre en compte les questions de genre, en finir avec les tabous

Pour les femmes, tout n’est pas gagné cependant. Le gouvernement écossais renâcle devant le coût d’un système, évalué jusqu’ici à 28 millions d’euros par an. Aileen Camp­bell, la ministre SNP déléguée aux Communautés et aux Collectivités locales, estime que ce budget a été « largement sous-évalué », mais elle promet de tout faire pour réaliser l’objectif fixé.

Tout en se déclarant « ravie » du soutien de tous les groupes parlementaires, mais également des associations de lutte contre la pauvreté, des syndicats et de la société civile en général, Monica Lennon, en charge pour le Labour écossais des questions de santé, salue cette première victoire contre la précarité menstruelle. Selon elle, l’adoption de ce texte « marquerait un tournant en normalisant la menstruation en Écosse et en envoyant le signal tangible du sérieux avec lequel notre Parlement prend en compte les questions de genre ».

Dans l’avant-propos de son projet de loi, la députée travailliste fait référence à une séquence marquante tournée par le réalisateur britannique Ken Loach. « L’indignité de la précarité menstruelle a récemment été mise en lumière dans le film Moi, Daniel Blake, pointe-t-elle. On y voit une jeune mère faire ses courses dans un rayon de supermarché… Aucune femme ne devrait être confrontée au choix de nourrir son enfant ou se protéger durant la menstruation. La solution doit être politique. Les protections, c’est un droit dont on doit s’assurer qu’il est toujours garanti aux femmes. »

Autre volet du projet de loi inédit : il s’agit d’en finir avec le tabou des règles. Lancée, en début d’année, par le gouvernement indépendantiste écossais, une campagne appelle à ne plus mâcher ses mots : « Appelons “règles” les règles ! », intime son slogan. « On ne devrait pas avoir à utiliser des expressions ou des euphémismes pour parler des règles, appelle de son côté Aileen Campbell. Ayons confiance et discutons-en ouvertement, sans avoir honte ! »

Sur la base des retranscriptions officielles des débats, la travailliste Monica Lennon relève qu’avant un premier débat sur le sujet, en septembre 2016, organisé à son initiative, la seule mention des « tampons » au sein de la chambre parlementaire écossaise avait eu lieu en 2004, lors d’un débat sur les déchets retrouvés sur les plages. Et elle interroge : « Pourquoi un sujet aussi important, touchant une partie aussi significative de la population, n’a-t-il été mentionné qu’une fois en dix-sept ans, depuis la création de ce parlement ? Sans aucun doute, le silence et la stigmatisation autour des règles et du corps des femmes demeurent une barrière culturelle importante pour affronter avec succès la réalité de la précarité menstruelle. »

D’après une enquête conduite auprès de 2 000 jeunes Écossaises, près de 71 % des filles et des femmes entre 14 et 21 ans déclarent avoir ressenti de l’embarras en achetant des protections hygiéniques, et plus de la moitié d’entre elles ont déjà raté les cours à l’école ou dans les facultés pendant leurs règles. C’est à cette « gêne » que les législateurs écossais comptent s’attaquer. Et dans le reste de l’Europe et du monde, leurs homologues gagneraient sans doute à s’en inspirer…


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