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C’est le grand paradoxe de ce long mouvement social contre la réforme des retraites : d’après les sondages, il est plutôt populaire, mais dans la rue, au-delà des fonctionnaires, on trouve peu de salariés du privé pour faire grève. Jusque-là, les appels à relayer les cheminots sont restés lettres mortes. On ne découvre pas le phénomène : la grève est moins fréquente, c’est un euphémisme, dans les entreprises privées. Mais 20 Minutes a demandé à ses lecteurs et lectrices du privé soutenant la grève pourquoi elles ne cessaient pas elle-même le travail. Autant le dire tout de suite : un seul salarié du privé qui nous a contactés dit être en grève depuis vingt jours.

Pour les autres, le premier argument est bien sûr celui de l’argent. La plupart de ceux et celles qui nous ont répondu disent ne pas « pouvoir se permettre » de perdre une journée de salaire, a fortiori plusieurs. « Je travaille dans une PME, seule pour élever ma fille », explique Martine. « Quand on est une famille monoparentale avec un salaire déjà limite, on ne peut pas se permettre de perdre un jour de salaire », confirme Isabelle. Pour David, ouvrier, les conséquences seraient encore plus grandes : « La moitié de ma fiche de paye est en prime de productivité. »

Compensation avec des caisses de grève

Frédéric et quelques autres nous expliquent avoir quand même manifesté les samedis, quand une journée de mobilisation était organisée. Beaucoup aussi disent participer aux caisses de grèves, qui ont d’ailleurs eu un certain succès, « pour compenser ». Pour Jo, aller manifester reste soumis à la débrouille : « Attaché commercial aux deux tiers à la commission, fixe à 900 euros brut : voilà ma situation. Alors, difficile de faire grève dans une PME. Par contre, je m’organise. Je manifeste sur mes heures de pauses et rejoins les cortèges, entre midi et deux. »

Maëlle note que le timing « juste avant les entretiens annuels » n’est pas idéal pour se déclarer gréviste. Nadine, aide soignante, a un métier difficilement compatible avec l’arrête de travail pour protester : « Je suis aide soignante dans une association de soins infirmiers à domicile. Je soutiens le mouvement mais ne peux pas me mettre en grève, ce serait mettre le service (mes collègues) et les patients en danger. » Hélène est infirmière libérale : « C’est impensable de stopper les soins… »

Des syndicats faibles

La question du statut se pose aussi forcément. Plusieurs apprentis et apprenties nous ont notamment contactés. Et surtout beaucoup de précaires, de CDD, qui risquent tout simplement leur poste en se déclarant gréviste. « Faire grève quand on est en CDD renouvelable c’est la porte ouverte à une fin de contrat rapide, soutien Sophie. De plus, ça serait super-mal vu car maintenant les syndicats et les grèves sont mal vues apparemment. »

Le manque de présence ou de force des syndicats est aussi pointé du doigt. « Je travaille dans le privé, dans une grande entreprise du Web, nous dit Moshé. Je soutiens à 100 % les grèves mais malheureusement je n’ai pas d’organisation syndicale dans mon entreprise qui peut me soutenir (la seule présente étant la CFDT) si je faisais grève et j’ai peur d’être ostracisé rapidement et mis au placard. » Cela se traduit aussi par un sentiment de solitude quand on est éventuellement motivé par la grève, comme Alexandra : « J’aurais aimé manifester mais ce serait incongru d’être la seule à faire grève. »

Un droit virtuel

« Incongru ». C’est dire à quel point le droit de grève est régulièrement un droit fictif pour bien des salariés et des salariées. Combien de ceux et celles qui nous ont répondu craignent « la case Pôle emploi ». « Je travaille dans l’hôtellerie et c’est très mal vu », prévient Claire mais ce constat semble général parmi notre échantillon. Cyril travaille dans une TPE : « Mon collègue et moi subirions les brimades du boss et on mettrait la boîte en situation délicate. »

Pour un droit, le droit de grève, protégé dans la Constitution, ça la fout mal. Le constat dressé par Dominique, ancien délégué CFE-CGC, est sans appel : « Oui, les salariés du privé peuvent subir des pressions au sein de leurs entreprises et ont peur d’aller manifester et de se mettre en grève. Pour leurs représentants syndicaux, c’est la même chose et encore plus depuis les lois El Khomri et les ordonnances Pénicaud. Ces lois ont affaibli leurs positions au sein des entreprises, les ont fragilisés. »

Sources 20 Minutes

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