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La population paye un très lourd tribut aux feux qui ravagent une partie considérable du pays depuis quatre mois. Les bouleversements climatiques sont mis en cause dans ce drame qui frappe l’un des plus gros émetteurs de CO2 de la planète.

Neuf morts depuis Noël, dix-sept personnes tuées depuis septembre, des hectares de forêt brûlés par millions et des habitants évacués par centaine de milliers… Les incendies qui ravagent depuis quatre mois le sud-est de l’Australie semblent se nourrir de leurs victimes pour ne plus jamais en finir. De même que 2019 s’est achevée dans la douleur pour le pays, 2020 débute dans le chaos. Trois pompiers ont été tués au cours des dernières 48 heures. Dans la banlieue de Melbourne, près de 100 000 personnes ont été poussées à fuir, lundi, alors que le feu se propageait dangereusement à proximité des habitations.

À Malua Bay, sur la côte sud, plus de 1 000 personnes ont dû passer la nuit du nouvel an sur la plage, coincées entre un cercle de feu et l’océan Pacifique. « Tout le monde était sur la plage, couverte de cendres et de fumée », témoigne Al Baxter, ex-rugbyman de l’équipe des Wallabies, dans les colonnes du Guardian Australia. « Il régnait un calme étrange. Les gens étaient aussi près que possible du bord de l’eau, littéralement allongés sur le sable. »

Tous ont été pris au piège en l’espace de quelques minutes, raconte-t-il. « Les vents sont devenus de plus en plus forts. Vers 10 heures (mardi matin – NDLR), on a entendu comme un bruit de grosse chute d’eau. La fumée est devenue très lourde et, au nord-ouest, nous avons commencé à voir apparaître des feux ponctuels. » Lui a tenté de piquer dans l’autre sens. « Mais le promontoire vers le sud s’est enflammé lui aussi. C’était un très grand incendie qui avait commencé. On pouvait voir les feux qui faisaient rage. Il y avait des vents chauds et tourbillonnants, de la cendre lourde, de la fumée lourde… » Et cette étrange lueur rouge-orange, désormais familière à l’œil des photographes australiens. Les habitants sont restés sur la plage pendant plus de 24 heures, cernés par les flammes, sans téléphone, ni électricité, coupés dès le début de l’embrasement, complètement isolés de leurs proches, paniqués.

Les 40 °C dépassés dans toutes les régions

Pour être impressionnants, ces récits sont communs à beaucoup d’autres villes de la côte australienne, dont le front de mer est devenu une ligne de repli, poursuit The Guardian. Et cela pourrait durer, en dépit de la légère accalmie enregistrée ce mercredi 1er janvier par les autorités. On s’attend à ce que les conditions météorologiques se détériorent d’ici samedi, avec, de nouveau, une intensification des vents et une hausse des températures. La semaine dernière, celles-ci sont montées jusqu’à 47 °C dans l’État d’Australie Occidentale et ont dépassé 40 °C dans toutes les régions, notamment sur l’île de Tasmanie au climat habituellement tempéré, rapporte l’AFP. Le commissaire en charge de la gestion des urgences dans l’État de Victoria, Andrew Crisp, a averti habitants et vacanciers restés dans la région qu’ils risquaient d’être pris au piège car il était « trop tard pour partir » et ses services ne pourraient leur venir en aide. L’Australie Méridionale, plus à l’ouest, connaît également des conditions météorologiques « catastrophiques ».

Le gouvernement minimise la catastrophe

Si le pays est habitué aux feux de forêt durant l’été, la gravité de ceux qui sévissent cette année s’explique essentiellement du fait de ces températures record et de ces vents violents, cumulés à un niveau de précipitation particulièrement faible, estiment les scientifiques. Autant d’effets possiblement imputables au réchauffement climatique. Scott Morrison, pourtant, n’a admis que tardivement un lien entre ces catastrophes et les bouleversements atmosphériques en cours. Surtout, le premier ministre conservateur continue de refuser de revoir sa politique de soutien à l’industrie minière du charbon. Lors de ses voeux de nouvel an, il a été jusqu’à minimiser la gravité de la catastrophe en cours.

Avec ses 15,63 tonnes annuelles de CO2 par habitant (chiffre 2018), l’Australie s’affiche au 16e rang des pays les plus émetteurs de la planète, et même au deuxième, derrière l’Arabie saoudite et devant le Canada et les États-Unis, si on ramène son niveau d’émissions à la densité de sa population. En décembre, lors de la COP25 qui s’est tenue à Madrid, son gouvernement a compté au nombre de ceux qui ont bloqué les discussions et empêché de déboucher sur un quelconque résultat.

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