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Ainsi donc, l’ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, 74 ans, a été élu dès le premier tour, président de la république. Et au lieu de la fête électorale promise par l’homme fort du pays, le général Gaid Salah, c’est une marée humaine qui a envahi ce vendredi le centre d’Alger pour conspuer le nouvel élu.
Abdelmadjid Tebboune a été élu avec 4,9 millions de voix soit 58,15 % des suffrages exprimés, mais rapporté au nombre d’inscrits le nombre de voix qu’il a obtenu ne représente que 16,6 %. C’est que cette élection présidentielle a été caractérisée par une abstention historique. Selon Mohamed Charfi, président de l’Autorité indépendante nationale des élections (ANie), le taux de participation au niveau national y compris le vote des Algériens de l’étranger n’a été que de 41,13 %, soit plus de 9 millions de voix sur un total de 24,5 millions d’inscrits, un taux qui a été dénoncé par le Hirak et l’opposition comme étant gonflé.
Toujours est-il, si l’on s’en tient aux chiffres officiels, que près de 60 % d’électeurs, soit deux Algériens sur trois, ont rejeté massivement ce scrutin présidentiel organisé en dépit du bon sens et contre l’avis d’une majorité écrasante d’Algériens qui manifestent pacifiquement pour un changement radical du système depuis le 22 février.
 
Ses rivaux, qui escomptaient un second tour, devront repasser. Et ce, pour une double raison. Parce que l’institution militaire estime que la crise a trop duré, que le provisoire institutionnel n’est pas bon, et qu’il faut, pour reprendre son discours, combler le « vide institutionnel ». Et, parce que la tradition veut que le président soit élu dès le premier tour. C’est du moins ce qui s’est passé depuis 1995.
 
L’ex-ministre de la Culture et patron du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, 60 ans, un des deux piliers du pouvoir du président déchu Bouteflika, pourtant soutenu par son allié le FLN, n’a obtenu que 7,26 % (617 753 voix). Donné favori à un certain moment au point où son bureau a vu défiler des ambassadeurs occidentaux, sa candidature a semble-t-il divisé les militaires qui lui préféraient quelqu’un ayant de la bouteille, maîtrisant un peu mieux les dossiers, notamment les rapports avec l’UE et les États-Unis et la région Maghreb. Ça aurait pu être l’ex-Premier ministre Ali Benflis, qui s’est porté candidat pour la troisième fois, après avoir échoué en 2004 et 2014. Il n’a obtenu que 10,55 % (896 934 voix), loin du score obtenu en 2014. Pour Benflis, qui espérait être le candidat de l’armée et qui, un temps, bénéficiait d’une sympathie populaire, notamment parmi les élites, c’est un échec cuisant. Rejeté par le Hirak qui l’a accusé de « trahison », il a été abandonné en rase campagne par ceux au sein de l’armée qui l’ont convaincu de se porter candidat. Arrivé en deuxième position, l’islamiste Abdelkader Bengrina a obtenu 17,23 % (1,4 million voix). Un score étonnant pour celui qui était raillé sur les réseaux sociaux pour ses promesses complètement folles comme celle de marier les femmes célibataires ou de faire accéder les meilleurs récitants du Coran des écoles religieuses à l’enseignement supérieur ! Mais d’aucuns pensent que son score a été gonflé parce que le pouvoir a besoin des islamistes dits modérés afin de faire contrepoids au Hirak. La veille du scrutin d’ailleurs, l’ex-djihadiste et chef de l’Armée islamique du salut (AIS), le repenti Madani Mezrag n’a-t-il pas appelé à participer à l’élection présidentielle !
 
Cela étant, avec un score aussi bas, c’est un président politiquement fragilisé qui vient d’être élu dans un contexte de rejet massif du scrutin. De quelle légitimité disposera-t-il vis-à-vis de la majorité des Algériens et des partenaires de l’Algérie quand on sait que 60 % des échanges du pays se font avec l’UE ? Une chose est sûre, à moins d’être un irresponsable, il ne pourra pas mettre entre parenthèses plus de 11 mois de protestation citoyenne massive. Ce qui est certain, c’est que cette élection va encore creuser le fossé séparant le Hirak et le pouvoir.

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