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Avant même que le gouvernement ne présente son bilan d’un an de stratégie de lutte contre la pauvreté, les associations ont alerté hier sur une aggravation de la situation des plus précaires.

Les associations d’aide aux plus précaires n’ont pas mâché leurs mots, hier, à la vieille du bilan gouvernemental sur le premier anniversaire du plan pauvreté et d’un discours attendu du président Macron sur ce thème. « Il y a une véritable contradiction entre les objectifs affichés par l’exécutif dans le cadre de cette stratégie de lutte et la situation des personnes confrontées à un accroissement des inégalités », a résumé Christophe Devys, président du collectif Alerte, qui fédère les organisations de solidarité.

Certaines mesures mises en avant par le gouvernement sont parfois positives, mais elles s’apparentent à des rustines par rapport à une politique économique qui fragilise chaque jour les plus pauvres. Les sommes débloquées pour les mettre en œuvre ne pèsent pas lourd, non plus, face aux milliards dont le budget de l’État a fait cadeau aux plus riches (5 milliards d’euros avec la suppression de l’ISF et 7 milliards avec celle de la taxe d’habitation, y compris aux hauts revenus). « Si on veut une amélioration pour les plus pauvres, il va falloir faire des choix fiscaux », a souligné Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre (FAP).

250 000 emplois aidés ont disparu

Le déséquilibre touche tous les secteurs. Si le chômage diminue, les plus précaires n’en profitent pas. Pire, certaines mesures vont les fragiliser, à commencer par la réforme de l’assurance-chômage. « L’Unédic a décidé de faire 3 milliards d’économie essentiellement sur le dos des précaires. L’impact va être colossal. On s’attend à voir plusieurs centaines de milliers de personnes basculer du chômage vers les minima sociaux », a mis en garde Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité. Face à ce tsunami, les efforts fournis pour la création de 5000 postes en insertion par an et la concertation lancée hier par le gouvernement pour la mise en place d’un « service public de l’emploi » destiné à accompagner les allocataires du RSA risquent de ne pas faire le poids. Les précaires sont d’autant plus touchés que le RSA n’a pas été revalorisé et que plus de 250 000 emplois aidés ont disparu. Le logement est l’autre secteur qui illustre les contradictions entre les ambitions affichées et la politique menée. Le gouvernement a fait sienne la philosophie du logement d’abord, longtemps portée par les associations. Au lieu d’être considéré comme une récompense, avoir un toit devient ainsi un levier de l’insertion. « Le problème, c’est que, simultanément, le secteur du logement a contribué comme aucun autre, et comme jamais auparavant, à la baisse des dépenses publiques », observe Christophe Robert. Entre la coupe de 5 euros sur des aides au logement, leur non-indexation sur l’inflation et leur réduction dans le secteur public compensée par les bailleurs HLM, ce sont 3,8 milliards d’économies qui ont été réalisées dans un domaine pourtant vital.

La spirale des expulsions locatives

Malgré la priorité affichée, le constat est sans appel : la construction, notamment de logements sociaux, est en baisse ou insuffisante (35 000 au lieu des 65 000 nécessaires). De même, la rénovation thermique n’est pas à la hauteur des ambitions affichées (300 000 logements concernés et un budget en baisse dans la prochaine loi de finances). S’y ajoutent une baisse de budget pour les centres d’hébergement et de réinsertion, pas grand-chose pour la résorption des bidonvilles et rien, faute des fonds nécessaires, pour enrayer la spirale des expulsions locatives… « On se trouve dans une situation de laquelle quelques milliers de personnes vont sortir par le haut grâce au logement d’abord, résume Christophe Robert, mais des dizaines de milliers d’autres vont basculer dans le mal-logement. »

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