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Des milliers de femmes indigènes défilent au Brésil afin de manifester contre la politique du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, dont les mesures sont, selon elles, une «déclaration de guerre aux peuples autochtones».

Des milliers de femmes indigènes défilent au Brésil afin de manifester contre la politique du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, dont les mesures sont, selon elles, une «déclaration de guerre aux peuples autochtones».

Face à la politique de Jair Bolsonaro, elles n’ont que leur voix pour se faire entendre. Depuis la fin de la semaine dernière, des milliers de femmes indigènes ont élu domicile à Brasilia, la capitale du Brésil. Le but ? Dénoncer les mesures déjà prises, ou à venir, du président d’extrême-droite, qui selon elles a déclaré «la guerre aux peuples autochtones». Lundi, elles ont occupé le ministère de la Santé afin de se battre contre le projet de loi qui prévoit de donner aux autorités locales la gestion des services médicaux proposés aux tribus indigènes, alors que le gouvernement en avait jusque-là la responsabilité.

Les militantes, issues de 15 ethnies différentes, craignent que les villes ne disposent pas de fonds suffisants et donc des infrastructures nécessaires. «Nous n'accepterons pas la municipalisation de la santé autochtone. Nous, les femmes, n’avons aucune obligation d’accepter une imposition qui détruirait notre santé, notre vie», a déclaré Sônia Guajajara, coordinatrice nationale de l’Association des peuples autochtones du Brésil, citée par «O Globo». «On nous abandonne. Ils traitent les indigènes comme des animaux», a dénoncé de son côté Teresa Cristina Kezonazokere, au «Correio Braziliense». Cette manifestation a duré pratiquement 10 heures, au cours desquelles les femmes en tenue traditionnelle ont chanté et dansé, avant l’arrivée des forces de l’ordre. Elles ont finalement quitté les lieux, sans violence, après que le ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, a accepté de rencontrer prochainement plusieurs de leurs leaders. 

"Ils sont en train de déclarer la guerre aux peuples indigènes"

Le lendemain, le mouvement appelé «La marche des femmes autochtones» a défilé sur l'Esplanade des Ministères, qui débouche sur l'emblématique Place des Trois Pouvoirs, où se trouvent le Palais présidentiel de Planalto, le Congrès et la Cour suprême. «Ils sont en train de déclarer la guerre aux peuples indigènes. Nous n'acceptons pas les politiques génocidaires du gouvernement, nous allons empêcher que le sang de notre peuple soit à nouveau versé», scandait ainsi une meneuse indigène dans un haut-parleur, d’après l’AFP. Jair Bolsonaro envisage notamment d'ouvrir les territoires réservés aux populations autochtones à l'exploration minière, sous prétexte d' «intégrer les indigènes à la société», sans les laisser «confinés comme dans un zoo». Selon lui, les terres indigènes sont trop grosses par rapport au nombre d’habitants sur place et prévoit donc d’en ouvrir certaines aux entreprises. Plus de 800 000 autochtones vivent dans 450 territoires autochtones délimités à travers le Brésil, soit environ 12% du territoire. La plupart sont situés dans la région amazonienne et certaines personnes vivent totalement isolées.

D’après les opposants du président, les positions de Jair Bolsonaro ont encouragé l'exploitation minière illégale et les invasions de réserves. Le mois dernier, un dirigeant autochtone a été poignardé à mort, apparemment par des mineurs d’or fortement armés qui avaient envahi un territoire autochtone isolé, indique la BBC. «Bolsonaro veut en finir avec nos terres, nos ethnies. Nous voulons que nos terres soient bien délimitées. Notre territoire est régulièrement envahi par des braconniers ou des orpailleurs», a déclaré à l'AFP, un militante, Potira Guajajara. Cette étudiante de 22 ans du village de Lagoa Quieta, dans l'Etat du Maranhao (nord-est), a rappelé que la déforestation ne cessait d'augmenter depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. Les derniers chiffres officiels de l'Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE) montrent que la déforestation en juillet a été quasiment quatre fois supérieure à ce qu'elle a été au même mois en 2018.

«Depuis l'invasion de l'homme blanc, nous avons perdu de la visibilité. Un génocide est en cours parmi nous. Avec le nouveau gouvernement, nos chefs meurent. Et ils forment une grande force. Quand ils meurent, vous désarticulez le reste de la communauté, de la culture, du dialecte, de notre langue. Nous ne défendons pas la nature. Nous sommes la nature», a déploré auprès du «Correio Braziliense», Luakan Anambé, conseillère de l'association autochtone du village de Maracanã. D’après elle, cette première «Marche des femmes autochtones» a pour but de donner la parole aux groupes de femmes autochtones et d’attirer l’attention sur leur condition : «Nous faisons ça pour avoir de la visibilité, une voix et la parole. La femme autochtone est très discriminée et nous devons attirer l'attention des femmes du contexte urbain sur notre situation».

Sources MSN

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