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Le célèbre compositeur présente son opéra jazz, adaptation de l’œuvre de Pagnol, au Marseille Jazz des cinq continents. Avec Hugh Coltman, Irina Baïant, André Minvielle, Tom Novembre et The Voice Messengers. Entretien.

Bientôt 80 ans, et la passion toujours à la barre, le célèbre compositeur ne se repose pas sur ses lauriers. Dresser la longue liste des compositions et des collaborations de Vladimir Cosma, c’est évoquer de grands pans de l’histoire du cinéma et de la musique. Citons, pêle-mêle, Yves Robert, Ettore Scola, Jean-Jacques Beineix, Édouard Molinaro, Jean-Pierre Mocky, Chet Baker, Stéphane Grappelli, Bernard Lubat, Stan Getz… Il présentera bientôt son opéra jazz, Marius et Fanny, d’après l’œuvre de Marcel Pagnol. Créée spécialement pour la scène marseillaise et le Marseille Jazz des cinq continents, cette adaptation de l’opéra classique, qu’il avait créé en 2007 et dont il a conçu l’orchestration jazz avec Antoine Hervé, rassemble les vocalistes Hugh Coltman (dans le rôle de Marius), Irina Baïant (Fanny), André Minvielle (Panisse), Tom Novembre (César) et le chœur The Voice Messengers. Un superbe casting pour servir, dans le cadre enchanteur des jardins du palais Longchamp, la dramaturgie qui étreint le chef-d’œuvre de Pagnol.

Comment vous est venu le désir d’effectuer une version jazz de votre opéra ?

Vladimir Cosma Pagnol avait intitulé sa première pièce Jazz (1926). Sa Trilogie marseillaise date des années 1920 et 1930, qui correspondent à l’essor du genre en France. Marcel Pagnol aimait beaucoup le jazz. Il a été par moments critique de jazz. Par ailleurs, je trouve ses personnages très attachants. Ce sont des gens simples, avec une forte dimension populaire. Tout ça m’a donné envie de m’atteler à une version jazz de mon opéra classique.

Comment avez-vous découvert le jazz, dans votre Roumanie natale ?

Vladimir Cosma  Parallèlement à ma passion pour la musique classique, j’ai découvert le jazz moderne vers 13 ou 14 ans, notamment des enregistrements du quartet du saxophoniste et chef d’orchestre Gerry Mulligan, avec le trompettiste Chet Baker. Je n’imaginais pas que, des décennies plus tard, je travaillerais avec Chet Baker. On attendait avec impatience les nouveaux disques de Miles Davis, Duke Ellington… J’écoutais les albums du Nonette de Miles Davis. Je me souviens que Miles était très sensible concernant la question noire. Quand, à mes débuts, je me suis rendu aux États-Unis, j’étais allé au Texas avec une formation de chambre. Dans les hôtels et les restaurants, il était affiché « No Black, no dog, no Jewish ». Interdit aux Noirs, aux chiens, aux juifs. Une réalité effrayante… Ce qui m’enthousiasmait, dans le jazz, c’était la liberté d’expression et d’improvisation qu’il permettait et qui avait disparu en musique classique avec l’avènement du classicisme et du romantisme.

Nombre de vos musiques sont nourries de jazz, comme dans Nous irons tous au paradis, Diva…

Vladimir Cosma  Ou encore Alexandre le Bienheureux, dont la BO fait entendre le saxophoniste Don Byas. Ma partition pour Salut l’artiste – d’Yves Robert, avec Jean Rochefort – est basée sur du jazz. Il y a Eddy Louiss à l’orgue et Maurice Vander au piano.

Quels sont, parmi vos rencontres, les souvenirs les plus émouvants ?

Vladimir Cosma  Avec Chet Baker, bien sûr. Ma collaboration avec Duke Ellington également. À son concert à Pleyel, il se produisait avec deux orchestres, le sien et celui de Claude Bolling, qui m’a demandé de faire des arrangements pour Duke. Car Billy Strayhorn, qui le faisait d’habitude, était malade. Duke m’a proposé de partir avec l’orchestre et lui aux États-Unis. J’ai refusé parce que j’aimais la France, où je m’étais installé en 1963 pour mes études au Conservatoire de Paris. Et parce que, travaillant avec Michel Legrand, je ne voulais pas le quitter pendant six mois pour suivre Duke. Ma rencontre avec Michel Legrand m’a énormément ému. En Roumanie, je m’étais vraiment intéressé à ses arrangements pour Henri Salvador, Maurice Chevalier, etc. À mon arrivée en France, je voulais le rencontrer. Finalement, il m’a engagé durant dix ans comme assistant. Cette expérience a été pour moi un apprentissage musical décisif, une rencontre humaine marquante.

Marius et Fanny, opéra jazz de Vladimir Cosma, 22 juillet, au Marseille Jazz des cinq continents.

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