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Après les révélations sur la partialité des magistrats qui ont présidé à l’incarcération de l’ancien chef d’État, la Cour suprême réexamine sa demande de libération. La preuve de l’usage illégitime du droit pourrait-elle conduire à de nouvelles élections ?

Bien qu’atteinte dans ses fondements, la démocratie brésilienne bouge encore. Après les révélations du site d’investigation The Intercept sur la partialité de l’enquête instruite contre Luiz Inacio Lula da Silva, la Cour suprême a décidé, lundi, de rouvrir le débat sur la demande de libération de l’ancien président. En avril dernier, les juges du Tribunal supérieur de justice (STJ) ramenaient la peine du dirigeant de gauche de douze à huit ans et dix mois de prison, mais la demande de libération avait, quant à elle, été rejetée. La présidente du Parti des travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, pointait alors : « Le STJ se borne à de pures formalités pour ne pas examiner le fond et absoudre Lula, mais, pour la première fois, une cour supérieure a pointé les abus du juge Sergio Moro » qui a orchestré la cabale contre Lula dans le cadre de l’opération « Lava Jato » (lavage express) et l’a condamné, en janvier 2018, pour corruption et blanchiment d’argent.

Il sera justement question de ces abus, le 25 juin prochain. Le juge Mendes décidera alors de débattre du second recours déposé par les avocats de l’ancien métallurgiste sur « l’impartialité » de Sergio Moro, désormais ministre de la Justice du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Lors de l’énoncé du verdict, le magistrat avait lui-même reconnu fonder sa condamnation sur ses seules « convictions » et non des preuves formelles.

« Le procès contre Lula démontre sa nullité absolue »

Les messages privés échangés entre Sergio Moro et les procureurs sur des messageries cryptées, et divulgués dimanche par The Intercept, confirment l’absence d’éléments tangibles dans ce dossier. Ressort également la volonté d’empêcher Lula de revenir dans le jeu politique et de concourir à une présidentielle où il partait largement favori.

Les conversations fournissent de nombreux autres exemples d’abus de pouvoir. Entre les deux tours de l’élection, le juge de la Cour suprême, Ricardo Lewandowski, autorisait, conformément à la loi, le journal Folha de Sao Paulo à interviewer Lula depuis sa prison. Les procureurs responsables de son incarcération se sont pourtant mobilisés pour bloquer cette décision, de peur que l’entretien ne fasse pencher la balance en faveur de Fernando Haddad, qui s’était substitué à Lula comme candidat du PT.

En mars 2016, le juge Moro divulguait également à la presse des écoutes téléphoniques illégales d’une conversation entre l’ancienne cheffe de l’État, Dilma Rousseff, elle-même destituée par un coup d’État judiciaire en 2016, et Lula, afin d’empêcher que ce dernier ne soit nommé ministre. Des écoutes que seule la Cour suprême aurait pu ordonner. Quelques mois plus tard, le président putschiste Michel Temer nommait deux ministres faisant l’objet de poursuites judiciaires sans que le Tribunal suprême fédéral n’intervienne. L’inégalité de traitement est alors flagrante.

Partant, l’utilisation illégitime du droit pour tronquer l’élection suffira-t-elle pour ouvrir une procédure contre l’actuel ministre de la Justice ? « Le procès contre Lula démontre sa nullité absolue », soutenait, hier, Pedro Serrano. Ce professeur de droit constitutionnel de l’université catholique de Sao Paulo demande « le retrait de ces procureurs » afin de garantir le retour à l’État de droit. La gauche brésilienne, qui réitère sa demande de libération immédiate de l’ancien président, en profite pour souligner l’illégitimité du gouvernement actuel. D’aucuns concluent que seul un retour aux urnes permettrait au Brésil de retrouver sa dignité face à l’histoire.

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