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Au cours de la guerre froide, les îles Marshall ont été le terrain de jeu des tests atomiques américains. Aujourd’hui, un dôme où avait été enterrée une grande partie des déchets issus de ces essais est sur le point de céder sans que les États-Unis s’en inquiètent.

Le Pacifique, avec ses milliers d’îles aux eaux turquoise, peut-il être encore considéré comme une destination de rêve ? Certes, il y a toujours le ciel, le soleil et la mer, mais aussi, selon le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, des déchets nucléaires américains qui, avec la montée des eaux, risquent de s’écouler dans l’océan. Lors d’une récente tournée dans les îles du Pacifique afin de parler de changement climatique, le secrétaire général n’a pas caché son inquiétude devant les populations rencontrées : « Il existe un énorme cercueil nucléaire de béton construit par les États-Unis sur l’atoll de Runit, aux îles Marshall, qui abrite des déchets radioactifs. La structure, qui n’a pas été conçue pour durer, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé et devient très vulnérable. Une forte tempête pourrait percer le dôme et relâcher dans l’océan l’héritage meurtrier de la puissance nucléaire américaine. » Cet atoll se trouve, il est vrai, dans une zone très vulnérable aux tsunamis et autres tremblements de terre et subit de plein fouet, comme l’ensemble de l’archipel, les effets du réchauffement climatique. Or ce phénomène se traduit par un risque de submersion avec la montée du niveau de la mer – les Marshall sont constituées d’îles basses dont le plus haut sommet culmine à 10 mètres d’altitude. Décidément, après les essais français sur Mururoa, en Polynésie, achevés en 1996, les fuites dues à la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, le plus grand océan de la planète est des plus mal traités.

Quoi qu’il en soit, les déchets mis en cause par Antonio Guterres proviennent tous des essais nucléaires effectués par l’« US Army » à partir de 1946. En pleine guerre froide, pas loin d’une centaine de bombes ont ainsi explosé sur les atolls de Bikini et d’Enewetak, relâchant dans l’atmosphère et sur les sols des tonnes de résidus irradiés. On ne compte pas moins de 67 expériences de tirs de bombes A et H. Sur Bikini, l’énergie développée par 25 des essais nucléaires atmosphériques a représenté l’équivalent de plus de 5 000 bombes d’Hiroshima et les 42 réalisés sur Enewetak, plus de 2 000. Une paille décrite par le ministre chargé de la santé des îles Marshall et qui fut, à l’époque, témoin de ces essais : « Tout a commencé le 1er mars 1954 lorsqu’à 6 h 45, un champignon gigantesque a recouvert le ciel de l’atoll de Bikini. C’était la première bombe à hydrogène expérimentée par le gouvernement américain. Quelques heures plus tard, l’atoll était recouvert d’une fine substance blanche en poudre. Personne ne savait que c’était des retombées radioactives. Les enfants ont joué dans ce qu’ils imaginaient être de la neige. »

La couche de béton épaisse de 45 cm est sur le point de céder

Il faudra pourtant attendre 1977 pour que, enfin, soient stockés en vrac sur l’atoll Enewetak tous ces débris radioactifs, soit 95 000 m3. Mélangés à du béton et placés dans le cratère nucléaire du test Cactus datant du 6 mai 1958, ils vont devenir ce que l’on appelle le Runit Dome. 4 000 militaires américains seront impliqués dans ce grand nettoyage qui durera plus de trois ans.

Mais voilà, la malheureuse couche de béton d’une épaisseur de 45 cm est dorénavant sur le point de céder. Hilda Heine, présidente des îles, se retrouve donc face à un dilemme. En effet, en signant le 1er août 1979 un accord d’association libre avec les États-Unis, la république des îles Marshall a reconnu que tout ce qui avait trait aux programmes nucléaires américains était dorénavant de son ressort. Une liberté chère payée puisque les Américains avaient tout anticipé. Très vite après la fin des travaux, ils déclarèrent en effet que les îles touchées étaient suffisamment sûres pour que les habitants puissent rentrer chez eux. Affirmation précipitée puisque, au même moment, ces mêmes habitants affirmaient que le dôme commençait déjà à couler, et ce presque immédiatement après le départ des ingénieurs.

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