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Pour la dernière ligne droite de la campagne, les communistes comptent redoubler d’efforts et renforcer une dynamique qui a déjà réussi à imposer Ian Brossat comme un candidat incontournable. Leur objectif : passer la barre des 5 %.

Des meetings qui font salle comble, une liste de soutiens qui s’allonge, des passages médiatiques réussis et des militants heureux de faire campagne… les communistes ont de quoi être optimistes. D’autant que leur tête de liste, sur tous les fronts, ne compte pas se reposer sur ses lauriers dans la dernière ligne droite. Après un marathon de quatre meetings en fin de semaine, des rendez-vous médiatiques honorés tout le week-end, Ian Brossat devait être ce matin l’invité de l’incontournable matinale de France Inter, alors que s’ouvre aujourd’hui la campagne officielle (voir ci-contre). « J’attaque la dernière ligne droite avec de l’ambition pour notre résultat, la conviction que nous pouvons dépasser la barre des 5 % », nous confiait hier le candidat. « Je sens beaucoup de signaux positifs, précise-t-il. L’idée grandit que le PCF peut être un repère pour toute la gauche dans cette période confuse. Je constate une grande envie de convaincre partout autour de nous. » Un sentiment partagé dans les rangs militants. Et désormais au-delà.

Samedi, l’accueil réservé à Ian Brossat par la Ville rose lui a donné raison. Avec 1 200 personnes, le meeting a fait le plein. « Nous pouvons être la surprise de cette élection ! lance Ian Brossat sous un tonnerre d’applaudissements. Il faut que les gens se disent qu’il s’est passé quelque chose du côté du Parti communiste. » Pour les militants, pas de doute, « il se passe bien quelque chose ». Gaëlle, 29 ans, « communiste non encartée », en est elle aussi persuadée. « Il faut convaincre que le choix ne se fait pas entre Macron et l’extrême droite. La seule issue, c’est un projet politique vraiment à gauche, avance la jeune femme. Je me reconnais pleinement dans ce que veut Ian Brossat et dans ce qu’il incarne. Il apporte un souffle nouveau. Ça va porter ses fruits. » Les militants en veulent pour preuve une liste de soutiens qui s’allonge, bien au-delà des cercles habituels. À Toulouse, c’était au tour de l’ancienne eurodéputée PS Françoise Castex d’appeler à voter Ian Brossat.

Pour « une clause de non-régression sociale »

Dans cette salle Mermoz, lieu symbolique qui vit la réunification, en 1936, de deux branches rivales de la CGT, le candidat appelle à « se rendre aux urnes comme on se rend à une manifestation ». Face à une « Union européenne transformée en machine à fabriquer de la régression sociale », Ian Brossat en appelle à « une harmonisation sociale par le haut ». Concrètement, poursuit-il, il est possible de mettre en place « une clause de non-régression sociale », mesure phare de son programme qui fait mouche dans les débats publics et au porte-à-porte militant. Lundi 20 mai, le PCF a d’ailleurs décidé d’en pousser 300 000 pour appeler au vote en faveur de sa liste.

Aux côtés de Ian Brossat, le secrétaire national du PCF, qui ne ménage pas non plus son énergie pour « redonner des couleurs » à son parti, insiste sur le fléau de la précarité et l’explosion du nombre de travailleurs pauvres. Fabien Roussel raconte comment, dans son département du Nord, fleurissent des « CDI intérimaires ». « Ici aussi ! » s’exclame au milieu de la foule une jeune femme concernée par le problème. Mais le secrétaire national du PCF a également profité de son déplacement à Toulouse pour évoquer un dossier brûlant : la lutte contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), en lien avec celle prévue de celui de Toulouse-Blagnac. « Nous avons réuni 248 députés et sénateurs qui refusent la privatisation d’ADP, ce qui ouvre la voie à un référendum, s’est-il félicité. Si nous gagnons, ce sera un point d’appui pour la nationalisation de Toulouse-Blagnac. » Pierre Lacaze, secrétaire départemental de Haute-Garonne, a lui aussi exhorté à « mettre les services publics au cœur des deux dernières semaines de campagne ». De son côté, Marie-Pierre Vieu, eurodéputée sortante (en 4e position sur la liste), considère que, dans le contexte actuel, « les communistes peuvent devenir la solution ». Et Ian Brossat de conclure le meeting toulousain par « le droit au bonheur, cette belle revendication qui mérite d’être portée le 26 mai ».

Alors cette dynamique de campagne peut-elle s’amplifier et se traduire concrètement dans les sondages, qui créditent jusqu’ici la liste PCF de 3 % ? « Tout va se jouer à partir d’aujourd’hui », rappelle Frédéric Dabi pour qui « la campagne ne fait que commencer ». « Le jeu est ouvert pour Ian Brossat, précise le directeur général adjoint de l’Ifop. Les électeurs perçoivent une adéquation cohérente entre sa personnalité, ses résultats à la Mairie de Paris et son discours. Il peut apparaître comme un marqueur solide pour un électorat de gauche un peu déconcerté par la situation politique. Si cette dynamique se consolide, il peut bénéficier dans la dernière ligne droite, par la solidité de sa candidature, d’une remobilisation d’un électorat de gauche qui reste très volatil ». Le sondeur rappelle le cas d’Olivier Besancenot en 2002, qui était passé de 1 à 4 % dans les dernières semaines de campagne. « Dans ces conditions, la barre des 5 % n’est pas inatteignable » confirme Frédéric Dabi.

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