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Lucie Martin, étudiante à Sciences Po Grenoble, a 18 ans et est la plus jeune candidate aux élections du Parlement européen. Militante féministe, syndicaliste et dirigeante nationale de l’UEC, la première organisation politique étudiante de France, elle est inscrite sur la liste de Ian Brossat, membre du Parti communiste français (PCF). Propos recueillis par Julie Laura Mermet.

Vous êtes militante féministe, syndicaliste, dirigeante de l’UEC et aujourd’hui candidate aux élections européennes. En tant que jeune étudiante, de quels constats sont nés vos multiples engagements ?

Force est de voir que notre monde s’engouffre de plus en plus dans les inégalités, que le système économique actuel met à mal à la fois les travailleurs et travailleuses, mais également la planète. En me rapprochant des organisation politiques, j’ai découvert de nouveaux enjeux, comme la nécessité d’être solidaire à l’international, de toujours avoir une théorie et une pratique féministe dans mon engagement militant.

Le sexisme, le racisme, les LGBTQphobies et les oppressions systémiques font partie de notre quotidien. Mon engagement pour les européennes est tiré de tout ces constats. Je veux, durant cette campagne, pouvoir défendre la jeunesse à l’échelle de l’Union Européenne, parce que de nombreuses décisions qui nous affectent tous les jours sont prises à ce niveau.

Pour ce qui est de mon engagement syndical à Sciences Po Grenoble, il est venu plutôt naturellement aussi. Comme je veux défendre les opprimés à mon échelle, il me semblait normal de commencer par mon lieu d’études.

Quels sont selon vous les principaux enjeux de ces élections en ce qui concerne les étudiants ?

Les étudiantes et étudiants sont de plus en plus confrontés aux logiques libérales et capitalistes qui s’immiscent progressivement dans les études supérieures. L’autonomie des universités a favorisé la mise en concurrence de ces dernières. Des lycéennes et lycéens ne peuvent pas accéder aux études supérieures à cause de la sélections générée par Parcoursup. D’autres n’ont même pas envisagé d’en faire car ils sont mis à la marge dès l’enseignement secondaire, ou parce qu’ils ont dû directement entrer sur le marché du travail, pour ne pas devenir des étudiants précaires.

L’université et le savoir qu’elle transmet se marchandise et nous ne pouvons pas accepter cela. L’éducation doit être gratuite, accessible à toutes et à tous et tout le monde doit disposer d’un salaire étudiant afin de réussir ses études."

En tant qu’étudiante, comment fait-on pour s’engager en politique, qui peut sembler être un secteur difficile d’accès pour les jeunes ? Qu’avez-vous à dire à ceux qui hésiteraient à se lancer ?

"À mon avis, la politique semble difficile d’accès pour les jeunes qui si l’on se tourne vers des partis qui n’ont que peu de militants. Beaucoup de jeunes s’intéressent à la politique en réalité. Il faut s’intéresser à l’actualité, se poser les bonnes questions et surtout toujours remettre en question ses décisions. Cela permet de vraiment se positionner politiquement. Ensuite, si on veut passer à l’étape supérieure, on peut rejoindre un parti ou son organisation de jeunesse.

Ce qui peut faire peur, c’est le temps que l’engagement politique demande. Tout est une question d’organisation ! Pour ma part, les cours passent en premier et je remplis mon temps libre avec du militantisme de terrain et des réunions. Pour réussir son engagement, il faut surtout être sincère dans sa démarche, ne pas chercher à avoir une carrière dans un premier lieu, mais vraiment militer pour ses idées.

La politique n’est pas une affaire de vieux, elle nous concerne tous et toutes. Je ne veux pas que d’autres personnes que des jeunes décident ce qu’on doit faire, penser ou dire. C’est à la jeunesse de récupérer le pouvoir sur ce qui nous concerne !

Article initialement publié par Studyrama.

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