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TURQUIE – ISTANBUL – Le premier février, l’ancienne maire de Diyarbakir Gultan Kişanak a été condamnée à 14 ans de prison tandis que l’ancienne coprésidente du DBP Sebahat Tuncel a été condamnée à 15 ans.
Leur crime ? Être des femmes kurdes qui ont osé participer à la vie politique et défendre la démocratie.

Gultan Kisanak, arrêtée le 4 novembre 2016 alors qu’elle était co-maire de la ville kurde de Diyarbakir (Amed), écope d’une peine de 14 ans et trois mois de prison. 
 
Sebahat Tuncel, arrêtée également le 4 novembre 2016, est condamnée pour sa part à 15 ans de réclusion. En grève de la faim depuis trois semaines, elle n’a pas assisté à l’audience.
 
Kisanak était accusée d’avoir prononcé des discours en soutien au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Kışanak a évoqué le discours prononcé devant la prison de Diyarbakır et a déclaré: « Je suis entrée dans la prison à 19 ans et je ne me suis pas pliée devant la persécution d’Esat Oktay [un bourreau de la prison d’Amed tristement célébré pour la torture et des actes barbares commis sur les prisonniers kurdes dans les années 1980]. Je suis restée dans une pièce de deux pieds carrés dans la terre pendant deux mois. Je n’ai pas lu les hymnes [fascistes turcs] qu’ils voulaient me forcer à chanter et j’ai été soumise à la torture.

Malgré tout cela, je croyais que la persécution prendrait fin et j’ai gardé mon espoir pour pouvoir également conserver ma santé mentale. Je suis confrontée à des accusations qui ne peuvent en aucun cas être considérées comme un crime. Aucun problème ne peut être résolu sans affronter cette brutalité à la prison de Diyarbakir. Bulent Arinç a entendu parler de ce que j’ai vécu et a déclaré : « Si j’étais à la place de cette femme, je serais allé à la montagne ». Mais je ne l’ai pas fait et je me suis levée. Dans la salle à côté de la mienne, un homme a été battu et tué sous la torture. Sa femme était avec moi et nous entendions son cri. Cet État me doit des excuses, mais au lieu de cela, il met en avant des accusations que je n’accepte jamais comme étant des crimes. »

Après la défense de Kışanak, l’avocat Sivan Cemil Özen a défendu Sebahat Tuncel. « Notre cliente n’a pas pu assister à l’audience car elle est en grève de la faim », a-t-il déclaré.

Les avocats ont examiné toutes les irrégularités lors de ce procès et se sont plaints de ce que leurs clientes ne bénéficiaient pas du droit de se défendre comme prévu par la loi.

Condamnées à la prison ferme

Annonçant sa décision, la Cour a condamné Kışanak à 11 ans et 3 mois d’emprisonnement pour «appartenance à une organisation illégale» et à trois autres années d’emprisonnement pour «propagande en faveur d’une organisation illégale».

Tuncel a été condamnée à 9 ans et 9 mois d’emprisonnement pour «appartenance à une organisation illégale» et à 5 ans et 3 mois pour «faire de la propagande pour une organisation illégale».

Source Kurdistan au féminin

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