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Des feux de forêt se propagent du nord au sud du continent en raison de fortes chaleurs. Les températures dépassent les 30 °C au-dessus du cercle polaire arctique.

La Laponie suédoise, habituellement prisée par les touristes pour ses paysages enneigés, brûle cet été. Située au-delà du cercle polaire, elle n’est pas épargnée par la vague de chaleur et les multiples incendies qui frappent actuellement la Suède. Les feux ont déjà ravagé plus de 25 000 hectares dans le royaume et la situation empire chaque jour. Ses voisins finlandais, russe et letton sont, dans une moindre mesure, également en proie aux flammes. Depuis mai, c’est toute l’Europe du Nord qui suffoque, avec des températures dépassant les 30 oC au-dessus du cercle polaire arctique. Le sud du Vieux Continent n’est pas mieux loti puisque la Grèce fait face à des incendies d’une extrême violence, parmi les plus meurtriers qu’ait connus le pays. Les derniers bilans faisaient état de plus de 80 morts. Même les pays qui ont la chance d’éviter les flammes n’échappent pas à la canicule, comme l’atteste cette chaude fin de semaine en France.

2018 est la troisième année la plus chaude

« Il n’y a pas de doute : dans le futur, les vagues de chaleur seront plus fréquentes, plus intenses », avance le climatologue Hervé Le Treut dans une tribune pour le journal le Monde publiée jeudi. Qu’un scientifique utilise les trois mots « pas de doute » pour évoquer les manifestations concrètes du réchauffement climatique résonne d’autant plus fort que le consensus scientifique sur la question est chaque jour plus partagé. Jean Jouzel, ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), abonde dans ce sens pour expliquer les multiples incendies qui traversent l’Europe : « Nous sommes incontestablement dans un contexte de réchauffement climatique. » Tout en rappelant qu’il faut prendre en compte les situations particulières de chaque pays. La Suède est ainsi victime de l’effet de surprise et du manque de préparation pour lutter contre des incendies d’une telle ampleur. Quant à la Grèce, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les coupes budgétaires imposées par la troïka, qui ont pesé sur les politiques de protection de l’environnement et de prévention des feux de forêts (voir notre édition du 26 juillet).

Il n’empêche que le constat est sans appel, selon Jean Jouzel : « S’il y a bien quelque chose de commun à ces événements, ce sont les températures très élevées. 2018 est la troisième année la plus chaude que l’on ait connue, après 2016 et 2017. Et il est tout à fait logique que, quand la température moyenne augmente, il y ait des régions où les ­records soient battus. » En 2010 déjà, la Russie avait connu de terribles incendies. L’été dernier, c’est au Portugal que les flammes ont causé la mort de dizaines de personnes. Et cette dynamique, loin de s’inverser, devrait plutôt s’amplifier. « Selon les projections pour 2050, des régions qui actuellement ne sont pas à risque par rapport aux incendies, telles que l’ouest et le centre de la France, le deviendront, alerte l’ancien vice-président du Giec. Cela se vérifie dès aujourd’hui avec ce qu’il se passe en Scandinavie. » Il n’y a donc plus aucun pays à l’abri, même au sein de l’Europe, où le sentiment d’une vulnérabilité moindre face au réchauffement climatique est encore prégnant. « Il faut dorénavant s’attendre à cela chaque été, surtout pour le pourtour méditerranéen », anticipe le climatologue.

Une multiplication des catastrophes naturelles

Que faire alors pour limiter les risques ? Respecter l’accord de Paris, qui vise à maintenir le réchauffement planétaire au-dessous de 2 oC, serait un bon début. Mais les prévisions les plus optimistes tablent plutôt autour de 3 oC, voire 3,5 oC. Une différence énorme à l’échelle de la planète. La multiplication des catastrophes naturelles, telles que les incendies qui sévissent actuellement en Europe, doit provoquer une prise de conscience pour Jean Jouzel : « Cela doit attirer l’attention des gouvernements sur la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique. En 2050, si rien n’est fait, nous entrerons dans un autre monde. »

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Lucas Martin, l'Humanité
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